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Actualité

Phénix, Biennale Exemplaires 2026

Publication étudiante

L’ésadhar a participé à la 6e édition de la Biennale Exemplaires – Formes et pratiques de l’édition, qui s’est tenue à l’École Supérieure d’Art de Lorraine Metz, du 26 au 28 mars. Dédiée aux pratiques éditoriales contemporaines, la biennale a exploré les mutations de l’édition : développement du numérique, évolution des technologies de l’imprimerie et nouveaux modes de publication. La biennale a contribué à cette réflexion à travers les ateliers de design graphique et éditorial des quatorze écoles d’art et de design francophones qui ont participé.

Phénix est une publication réalisée, dans le cadre de la Biennale Exemplaires 2026, par les étudiant·es de l’ésadhar Louise Fantozzi, Emma Houguet, Ysaline Le Rouille, Flora Gouache, Camille Redinger, Lorraine Bonneville et Gaëtan Houlmann, accompagné·es par Alain Rodriguez et Vanina Pinter, enseignant·es à l’ésadhar. 

 

 

Phénix

Comme le fixateur durable et tangible de ce qui pourrait disparaître avec la mémoire orale et les flux numériques, le livre, assure la survivance des idées, des formes, des pratiques, des auteur·ices et des sujets à travers le temps et les générations. À l’image des souvenirs, il peut se disloquer, disparaître, ressurgir de l’oubli, changer de forme, parfois même s’augmenter.

La sélection proposée explore les multiples dimensions de l’idée de « survivance ». Elle convoque aussi bien la réédition de Poésies II, texte d’Isidore Ducasse datant du XIXème  siècle, que la construction du livre lui-même comme espace de transmission avec Construire un livre d’Audrey Potrat. Elle dépoussière les archives laissées au grenier et les savoirs-faire oubliés avec Pots de Leslie Auguste et Graziella Semerciyan et Mémoire de l’oublieur de Charlie Boisson. Elle fait remonter les dessins issus de mains anonymes et le cri des graffitis qui tapissent la ville avec My Name is Sign, Paris is Mine de Karim Boukercha. Elle réactive les bribes, les réminiscences éparses, intimes, et puise dans les limbes avec Memories in the Box d’Alexandre De Sousa. Pensée comme une exploration sensible, elle ondule entre ce qui fut, ce qui est, ce qui sera et ce qui ne sera peut-être pas. Les six livres qui la composent, ces six livres phénix, sont autant des points d’entrée sur les récits de vies et de mémoires fragmentées qu’ils dessinent, que des vecteurs de métamorphoses et de présences fantomatiques.