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| Intitulé de thèse : HABITER LA ZONE. Enjeux et représentations des modes d’habiter liés à la mobilité du travail dans le secteur de l’industrie : l’exemple de la première Zone Économique Spéciale (ZES) française à Port-Jérôme-sur-Seine, Normandie. Sous la direction d’Arnaud Le Marchand (UMR IDEES Le Havre) et de Bruno Proth (ENSA Normandie). Misia Forlen, née en 1989, mène des projets qui associent recherche et créations documentaires, pour interroger les enjeux de mobilité liés aux migrations, au travail et à l’habitat. Architecte de formation, elle est diplômée de l’ENSA Paris-Est en 2015. Son projet de diplôme, pour lequel elle reçoit le prix Françoise Abella 2015 de l’Académie des Beaux-Arts, est présenté au sein de l’exposition « Nouvelles Richesses » au Pavillon France lors de la Biennale de Venise 2016. Doctorante dans le cadre du programme RADIAN, elle développe un projet intitulé « Habiter la zone », qui a pour objectif d’analyser et de filmer l’articulation entre l’habitat et la mobilité des travailleurs précaires de l’industrie. |
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| Intitulé de la thèse : L’art de chevaucher le tigre, une réflexion sur le statut des artistes plasticiens et plasticiennes. Une triangulation contradictoire ou complémentaire : artiste – institution – capital. Les artistes doivent ils – elles avoir un statut fiscal particulier ? Sous la direction d’Arnaud Le Marchand et Tania Vladova. Myriam Mechita est artiste et professeure de pratiques artistiques à l’ésam Caen/Cherbourg. Elle se considère comme un sculpteur qui crée des installations et des formes énigmatiques. Les animaux qui constituent son bestiaire – chien, cerf, chevreuil, antilope, lièvre – sont dénués de détails et perdent leurs orifices aussitôt qu’ils sont en volume. Ils n’ont pas d’oreilles, d’yeux et de bouches et restent volontairement dans une forme primaire, tandis que les seuls humains représentés par l’artiste sont décapités. Elle se sert aussi abondamment de paillettes, de fragments de miroir et de l’aluminium comme des leurres, pour créer des basculements de perspectives, donner l’illusion que les objets apparaissent et disparaissent, ou encore pour que le regardeur soit dans l’impossibilité de situer exactement l’oeuvre dans l’espace. De nombreux artistes revendiquent la polysémie de leurs travaux, entendue comme un mode d’interprétation par couches successives. Myriam Mechita, elle, préfère la polyphonie et donc le mélange des sens pour que la signification se dérobe. |
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| Intitulé de la thèse : La photographie comme expérience : perception, interaction, information. Sous la direction de Valérie Vignaux. Maxence Rifflet est né à Paris en 1978 où il vit. Depuis vingt ans, il mène des recherches avec les moyens de la photographie, de la vidéo et de l’écriture, abordant des situations et des questions variées avec une curiosité constante pour les manières d’habiter. Il envisage la photographie autant comme un outil d’enregistrement et de description que comme une trace lumineuse, plastique et matérielle. Ainsi, son travail combine des enquêtes d’une grande précision documentaire et une pratique d’atelier expérimentale, du tirage à l’image-objet. La photographie est chez lui un outil d’interaction. Attentif au regard de ceux qu’il rencontre sur le terrain, il associe souvent plusieurs points de vue sur une même réalité. Ce processus d’échange est la source de formes hétérogènes et d’informations inédites. Son travail est régulièrement exposé et publié. Il réalise actuellement un cycle de quatre expositions à partir d’une recherche photographique dans plusieurs prisons de France. Les deux premiers chapitres ont été présentés au centre photographique de Rouen-Normandie puis au centre d’art Gwinzegal (Guingamp). Le Bleu du ciel à Lyon accueillera le troisième ; une exposition au Point du jour à l’automne 2021 coïncidera enfin avec la publication d’une monographie associant textes et images. À l’occasion d’une commande publique du Cnap en 2019, il construit un portrait de ville à partir des déplacements d’employés de nettoyage à travers l’agglomération. En 2020-2021, il réalise par ailleurs un observatoire photographique des paysages de la vallée de la Seine en collaboration avec Claire Tenu. Maxence Rifflet est artiste et professeur de pratiques artistiques à l’ésam Caen/Cherbourg. En 2024, il débute le doctorat RADIAN. |
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| Kévin Zanin est un artiste-chercheur et designer graphique. Son sujet de thèse s’intitule : Enquêter et documenter l’expansion et la polyphonie de récits culturels sur les plateformes numériques : Entre ethnographie, fanart et art forensique. |
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| Intitulée de la thèse : Take Root Among The Stars. Sous la direction de Valérie Vignaux (LASLAR) et Isabelle Prim (ésam Caen/Cherbourg). Née en 1985, Manon Recordon est une artiste et vidéaste française diplômée de l’école des Beaux-arts de Paris en 2009. Elle obtient une maîtrise en études cinématographiques à l’université Paris VII en 2007 et son DNAP à la Villa Arson (Nice) en 2006. En 2012-2013, elle est résidente à l’Académie française de Rome – Villa Médicis. Son travail est exposé en France et à l’étranger, Musée du Louvre Lens, (France), Centre d’art Image/Imatge, Orthez (France), Galerie Mur Nomade (Hong Kong), Musée archéologique de Bibracte (France), Cantieri della Zisa, Palerme (Italie), la Villa Médicis (Italie). Ces productions interrogent les relations entre soi et l’autre, elles articulent au mythe et à la fiction, l’actualité du présent et celle du souvenir. Le caractère versatile et aléatoire de la mémoire est à l’origine de réseaux et jeux de correspondances sensibles et poétiques. Pour restituer à l’histoire sa polyphonie (Le fond de l’air est rouge, Chris Marker, 1978), elle use du montage analogique comme outil de recréation du réel, ouvert et pluriel procédant par propagation associative. A la narration linéaire, à la succession chronologique ou géographique, elle préfère la navigation aléatoire et le rejet de la logique afin de laisser le regardeur déceler, dans les images, une histoire à faire sienne dans la matière des histoires. Son projet de thèse prendra la forme d’une enquête poétique et politique, composée d’un film-essai augmentée par d’autres supports photographiques et sonores. Cette recherche porte sur les archives et l’œuvre d’Octavia Estelle Butler, première auteure de science-fiction afro-américaine, féministe et visionnaire, née en 1947 et décédée (soudainement) en 2006. En repartant sur ses traces, dans le sillon de sa Californie natale — à travers ses romans, ses archives (conservées à la Huntington Library à Los Angeles), et l’héritage de son œuvre aux Etats-Unis et en Europe — elle souhaite produire une connaissance multiple, en résonance et analogie, sur une auteure usant de la forme littéraire pour lutter contre l’invisibilisation, repenser la manière dont on habite le monde et imaginer de possibles futurs. En reliant différents points saillants du monde actuel, en rhizomes, ce projet qui croise la littérature et l’image se concentre de manière approfondie sur ce qui sous-tend une démarche artistique, ce qui est éclipsé par l’œuvre finalisée. L’œuvre d’Octavia Estelle Butler a fait l’objet de nombreuses recherches universitaires aux Etats-Unis. En Europe, rares sont les études qui se sont concentrées de manière approfondie sur son œuvre, ses archives et sa vie en simultané. |
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| Intitulé de la thèse : La transversalité des expressions plastiques, entre tradition et conptempranéité : L’oralité en question ? Sous la direction de Migel Olmos (Université de Rouen) et de Katja Gentric (ésadhar Rouen). Bocar Niang est né dans une famille de griots le 8 juin 1987 à Tambacounda au Sénégal. Il vit entre sa ville natale et Paris. Performeur, écrivain, vidéaste et musicien, il réalise un master en arts et cultures à l’Université Cheik Anta Diop de Dakar, puis à l’Ecole Nationale Supérieure d’Arts de Paris-Cergy. Entre 2015 et 2020 , il a eu l’occasion de contribuer à de nombreux séminaires et workshops avec notamment Clémentine Deliss, Ousmane Dia, Kalidou Kassé, Sylvie Blocher, Francois Bon, et Vincent Gérard. Son travail performatif a été présenté dans plusieurs institutions dont le Centre Pompidou (hommage à Issa Samb), à la fondation Ricard, et au Palais de Tokyo. Depuis 2018, il oeuvre à la création du Musée Griot au Sénégal qui sera un espace dédié à la transmission des cultures orales, contemporaines et futures. |
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| Intitulé de la thèse : Amère, Amarga, Marara. Sous la direction de Philippe Madeline (Université de Caen-Normadie) et de Céline Duval (ésam de Caen/Cherbourg) Née en 1981, elle vit et travaille à Paris. Diplômée en 2002 d’un Master Histoire de l’art, Sorbonne Université et en 2012 d’un Master Fine Art, Sandberg Institute, Amsterdam. Géraldine Longueville découvre Paris et sa scène artistique au début des années 2000, en tant que membre de l’artist run space Glassbox. Ses projets d’expositions interrogent les modalités de monstrations et de productions des oeuvres : installation furtive d’oeuvres dans l’espace public (La Galerie extérieure, 2005-2010), exposition à activer (Papier avec Lune, 2009), banquet (L’entremet, 2010-2012), résidence d’artiste et workshop dans un restaurant parisien (Black Garlic, 2014-2017). En 2011, elle débute une collaboration avec David Bernstein et Jurgis Paskevicius sous le nom de Jugedamos. Ensemble, ils écrivent, performent et improvisent plusieurs storytelling qui seront présentés au Sculpture Center, New York; au Festival Performa, New-York; à Nomas Foundation, Rome; à De Appel, Amsterdam, à Taïga art space, St Petersbourg. Elle collabore ensuite dans des projets à long terme avec Myriam Lefkowitz, Styrmir Orn Gudmundson et Benjamin Seror. Depuis 2017, elle travaille essentiellement en solo sur la transmission sensorielle de données politiques, médicinales et botaniques. Elle aborde ainsi la connaissance des plantes, de notre environnement et des territoires en transmettant des savoirs oubliés : Chercher l’eau, 2021, festival La chambre verte d’Auteuil; Hâper Trêfle, 2020, Château d’Oiron; Amères, 2019, commande in situ CAC Brétigny; A state of water, 2019, Bétonsalon. En 2020 elle est lauréate de la bourse à la production d’œuvres d’art de la Fondation des Artistes pour son projet Amère, Amarga, Marara, qui lance une nouvelle recherche autour du quinquina, de son exportation à son acclimatation dans les anciennes colonies françaises. Il s’agit pour l’artiste d’aborder l’histoire des migrations humaines et végétales à travers la constitution de récits entremêlés : celui d’une plante amérindienne, le quinquina, et celui de sa famille, immigrée espagnole née en Algérie. |
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| Intitulé de la thèse : Fantasmagories, espace pour une circulation queer des affects. Sous la direction de Jérôme Laurent (Université de Caen-Normandie) et Lina Hentgen (ésam Caen/Cherbourg). Diplômé de l’École nationale supérieure d’arts de Paris Cergy, Emmanuel Guillaud a notamment créé des espaces in-situ au Musée d’art contemporain de Tokyo, au Singapore Art Museum, à la Collection Lambert en Avignon, à ONE Archives, Los Angeles. Il est représenté par les galeries Yumiko Chiba (Tokyo) et La Banane (Cannes). Emmanuel Guillaud construit des espaces. Sombres, labyrinthiques, ils sont faits de projections synchronisées qui entaillent la nuit et le silence. Déplaçant des stratégies performatives, il travaille les imbrications entre trois mouvements : ceux des images flottant dans le noir, des ombres des visiteur·se·s et des corps des performeur·se·s, qui peuvent s’immiscer. Conçus in situ, ses travaux sont liés à des positions, expériences, affects ou désirs minoritaires. Ou, de façon plus précise, ils cherchent à engager les visiteur·se·s dans un « devenir minoritaire ». Les images sont projetées sur des voiles rugueuses, des miroirs, de la laine de verre ou du béton. Ces textures frictionnent les images, les émoussent. La vérité photographique devient incertaine. La projection devient matière fantasmagorique. |
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| Intitulé de thèse : Renverser, assembler : l’activité artistique populaire. Sous la direction de Gaëlle Hippolyte et de John Mullen. Benjamin Hochart est artiste, professeur de pratiques artistiques à l’ésam Caen/Cherbourg et coordinateur des mémoires de fin d’études. Benjamin Hochart est diplômé de l’ENSBA Lyon, puis résident du programme de recherche La Seine de l’ENSBA Paris. S’il s’inscrit dans l’art contemporain, il revendique également les influences de l’art brut et des arts populaires, de la bande dessinée et du cinéma de genre comme les témoins d’une pratique artistique fondée sur la non-hiérarchie des genres et des arts. En mêlant les références, son travail propose des formes aux lectures multiples qui tentent de perturber un ordre établi, tout en explorant le potentiel politique et formel des positions marginales issues des contre-cultures ou des cultures populaires. Expérimentant divers médiums et processus (dessin, textile, performance, vidéo, édition), sa recherche donne entre autres à voir des questionnements relatifs à l’étude des systèmes de représentation, au monstrueux et au décoratif. Il tente ainsi de produire une œuvre protéiforme, à la fois poétique et politique. Son travail est exposé régulièrement en France et à l’étranger. |
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| Intitulé de la thèse : De picturama : De la reproductibilité technique à l’expérience du faire. Sous la direction de Franck Varenne et Maxence Rifflet. Victor Vaysse, né en 1989, diplômé des Beaux-Arts de Paris en 2015 et ancien élève du Fresnoy (promotion Manoel de Oliveira, 2015-2017), vit et travaille en Seine-Saint-Denis. Les questionnements qui traversent sa pratique sont liés à l’enregistrement, à la matérialité et à la réception de l’image. Son travail fut dès le début alimenté par la pratique de la photographie qu’il a progressivement mise en question, interrogeant le statut même de l’image, de sa production à sa mise en espace. Petit à petit, une pratique transdisciplinaire a vu le jour, qui s’est déployée à partir de son questionnement de photographe et qui se cristallise tant dans des sculptures, dans des images, que dans des installations numériques. |
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| Intitulé de la thèse : La réalité éclatée : enquêtes sur des accidents de tournages de fictions (cinéma et télévision). Sous la direction de Philippe Ortoli (Université de Caen-Normandie) et Alice Laguarda (Ésam Caen/Cherbourg). Artiste plasticien, Alexis Guillier est doctorant dans le cadre du programme RADIAN. Alexis Guillier se consacre à des performances, des films, textes ou installations, qui sont des montages narratifs, nés d’investigations (documentaires et de terrain) dans l’histoire collective et les histoires individuelles. L’entraînant de la falsification à la déformation et la disparition des œuvres, d’un accident de tournage aux vaisseaux fantômes, ou à gravir les contours de la géante Notre-Dame de France, ses formes mêlent des documents très divers, qui coexistent dans l’histoire culturelle mais ne s’y associent que rarement. Ses sujets d’investigation le poussent à observer la circulation des images et des productions culturelles, les échos et les récurrences, la formation des imaginaires, les interactions entre les actions personnelles et les Histoires souvent nationales, sous un angle tant esthétique qu’anthropologique. La transmission de ces récits s’interroge elle-même, restant toujours sur une ligne incertaine, entre subjectivité détachée et lyrisme documentaire, et participant de l’indétermination des objets investis. Ses recherches sont faites d’analogies, d’associations d’idées, s’intéressent aussi à la paranoïa comme méthode. Les processus d’enquête et de montage semblent aussi témoigner d’un même rapport au corps, comme s’il s’agissait de recoller ensemble des morceaux découpés dans plusieurs histoires ou sources. Le projet « La réalité éclatée » a a été sélectionné par la commission mécénat de la Fondation des Artistes ( automne 2020), de l’Institut français (Résidences sur Mesure Plus+ 2021) et de l’Institut des Amériques (aide à la recherche doctorale 2020). |
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