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Actualité

Une poignée de graines, Biennale Exemplaires 2024

Publication étudiante

L’ésadhar a participé à la 5e édition de la Biennale Exemplaires – Formes et pratiques de l’édition, qui s’est tenue à l’ÉSAD de Valence, du 4 au 6 avril 2024. Dédiée aux pratiques éditoriales contemporaines, la biennale a exploré les mutations de l’édition : développement du numérique, évolution des technologies de l’imprimerie et nouveaux modes de publication. La biennale a contribué à cette réflexion à travers les ateliers de design graphique et éditorial des huit écoles d’art et de design francophones qui ont participé.

Une poignée de graines est une publication réalisée dans le cadre de la Biennale Exemplaires 2024, par les étudiant·es de l’ésadhar Eulalie Aries, Clément Belaubre, Sarah Salomé Delétain, Sarah Garraud, Olga Lesniewski, Antoine Liberman et Rémi Mugnier, accompagné·es par Alain Rodriguez et Vanina Pinter, enseignant·es à l’ésadhar.

 

Une poignée de graines

Au cœur d’une grotte secrète, là où le temps semble suspendu, se déploie l’étoffe de notre réflexion, un tissu narratif où les fils de diverses histoires s’entremêlent. Les gestes quotidiens, les traditions, la transmission de savoir-faire et de valeurs dessinent ensemble les contours d’une communauté fantasmée.
Dans cet espace intermédiaire, les récits épiques des premiers artistes des cavernes, loin d’être une quête esthétique isolée, engagent des questionnements fondamentaux sur la façon d’écrire et de lire l’histoire.
Alors, la beauté réside dans les actes les plus élémentaires de notre existence, et le pain devient symbole de liens sociaux, politiques et économiques.
Alors, on entonne la valeur du geste de celles et ceux qui, par leurs mains, perpétuent et enrichissent un patrimoine commun.
Alors, un seul être semant des graines, incarne l’espoir et la puissance de l’action individuelle en métamorphosant un paysage désolé en forêt luxuriante.
Alors, les vagues d’une nature agitée par les activités humaines nous confrontent à notre impact sur le vivant.
Alors, les voix s’élèvent et portent les espoirs et les rêves d’une communauté, nouent des liens de solidarité et de soin, mettant en lumière la force collective et la résilience face à l’adversité.
Témoin invisible de cette fresque, Ursula K. Le Guin réfléchit aux modes de vie et aux interactions qui façonnent l’existence de cette communauté.
Telle une poignée de graines, ces feuilles volantes porteuses d’un tas de belles idées tentent de faire germer une nouvelle histoire, en puisant des enseignements durables dans l’instant suspendu, autour de valeurs qui résonnent avec celles de la Théorie de la Fiction-Panier, écrit en 1986.