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Actualité

Fin de Résidence
Lauralie Naumann

Résidence d’été avec la Cité internationale des Arts de Paris, la Galerie Duchamp et le Palais de Tokyo

 

Retour sur la fin de résidence de Lauralie Naumann, lauréate 2026 de RÉSIDENCE D’ÉTÉ, un dispositif , un programme qui a pour ambition de soutenir la création émergente et d’accompagner l’insertion professionnelle des artistes en début de parcours, en leur offrant un cadre de recherche, de production et de visibilité.

« Ces dernières semaines, le lèche-vitrine n’a pas été une distraction, mais un outil de travail.

L’étonnement systématique face à l’agencement des boutiques de chapeaux, de gants, de montres ou d’échoppes de retouche. Cette ingéniosité du présentoir où tout est porté, galbé, tendu, mais sans aucun corps. Des faux cols blancs en tissu déclinés en dix coupes sur des bustes noirs. Ces cols amovibles ne réclament personne. Sur une réclame ancienne de Wittersheim, chaque modèle porte son propre nom, imprimé en lettres grasses ; des cravates qui flottent dans des caissons de verre, des gants qui gardent la forme d’un poignet invisible.

Plus haut, les enseignes prennent le relais des vitrines. Une botte rouge, raide sur son caisson lumineux. Une main de métal gantée qui sort du mur et tend un gant vide vers le ciel. Un canotier blanc démesuré, incliné contre une façade de verre. Un disque noir où tournent, en capitales, les mots BAS et COLLANTS. »

Extrait d’un texte de Lauralie Naumann, tiré de son édition Lèche-Vitrine.