GEORGES ADEAGBO

Exposition Georges Adeagbo

Janvier 2018 – Mars 2018

ESADHaR, Centre André Malraux, Musée des Beaux-Arts de Rouen

 

L’exposition de Georges Adeagbo est une proposition du laboratoire VOIR, groupe de l’unité de recherche ESADHaR Recherche dirigé par Colette Hyvrard Stéphanie Solinas et Tania Vladova.

La présentation du travail de Georges Adeagbo coïncide avec l’organisation d’un colloque du laboratoire du VOIR, sur le thème de « L’image sans qualités » colloque conçu sur le principe de dialogues entre plasticiens et théoriciens.

Georges Adeagbo participera à ce colloque. Il dialoguera avec Stephan Köhler.

Cette exposition est le fruit d’un partenariat entre l’ESADHaR, le Centre André Malraux et le Musée des Beaux-Arts de Rouen Métropole. Elle s’inscrit dans La Ronde, manifestation organisée par la Réunion des Musées Métropolitains, événement de cultures contemporaines fédérant les musées et les acteurs de l’art contemporain.

Elle prendra place dans le cabinet des dessins du Musée des Beaux-Arts de Rouen ainsi que dans le Centre André Malraux des Hauts de Rouen, et dans l’espace d’exposition de l’ESDAHaR. Ce partenariat permet une réflexion sur le territoire entre le centre ville et les Hauts de Rouen. Le quartier de la Grand’Mare a d’ailleurs déjà été le lieu d’une première création du laboratoire du VOIR : le Cloud de la Grand’Mare, site de partage d’images sur internet spécifiquement programmé pour répondre au mieux aux besoins des habitants du quartier, et qui en reflètera l’identité multiple, vivante et en perpétuelle évolution, loin des images parfois stigmatisantes véhiculée par les média.

Georges Adeagbo est un artiste béninois. Après des études de droit en Côte d’Ivoire, il s’installe en France, à Rouen entre 1968 et 1971 et travaille chez Péchiney. Le décès de son père le contraint à rentrer au Bénin où il commence à travailler de vastes installations d’objets de toutes natures ainsi que des écrits de nature philosophiques dans une grande solitude et incompréhension de son entourage. Son travail est reconnu en 1993 par un commissaire d’exposition, Jean-Michel Rousset, alors collaborateur du curateur français André Magnin.

Les installations de Georges Adeagbo associent objets, images, textes, sculptures. Georges Adeagbo travaille en relation avec le lieu dans lequel il expose : le contexte social, historique, architectural détermine la taille et la nature des éléments présentés. En effet, Georges Adeagbo utilise les objets récoltés autour de l’espace dans lequel il expose, associés à des objets traditionnels africain, à des éléments tirés de l’actualité médiatique (extraits de journaux, etc.) ou à des créations réalisées par des artistes africains pour l’exposition.

La démarche de Georges Adeagbo est liée à l’histoire, notamment les traces actuelles et mémorielles de la colonisation en Afrique.

Les éléments de ses installations sont reliés entre eux selon différentes modalités (sémantiques, formelles…) de manière non hiérarchique, selon une configuration qu’on pourrait qualifié d’« interdiscursive » (les éléments sont de différentes natures, écriture, peinture, sculpture, objets trouvés, etc.) assez proche des descriptions que donne du discours Michel Foucault.1

L’ensemble créé une sorte de langage, un discours « performatif » évolutif.

Sa méthode n’a guère changé, même si la présentation est aujourd’hui plus soignée, conforme aux codes de l’art conceptuel. Adéagbo reste un glaneur, qui se saisit des éléments clés des sociétés qu’il croise pour construire « un libre langage ». 2

 

1 Foucault Michel, L’archéologie du savoir, Paris, coll.Tel Gallimard, 2014.

2 Roxana Azimi, Le Béninois Georges Adéagbo à l’honneur à la foire d’art contemporain de Bâle

Le Monde.fr Le 18.06.2015 à 11h18

 

carton_expos_adeagbo1.pdf

carton_la_ronde_invitation.pdf

dossier_de_presse_adeagbo.pdf

 

 

Workshop avec Georges Adéagbo et Stephan Kölher

Des mots et des choses.

2, 3, 4, 5 octobre 2017

ESADHaR Rouen/ Le Havre

 

Descriptif.

En une journée nous sommes confrontés à un nombre considérable d’objets, images, textes, sons…Pour que notre approche de tous ces éléments épars du monde ne fasse pas de nous des êtres perdus et désorientés nous trions, associons, sélectionnons.

 

Les étudiants seront invités à prélever par différents moyens (photos, objets trouvés, dessins, captations de sons, etc.) le plus possible d’éléments (objets, images, sons, réalisations personnelles, lectures, rencontres en tous genres…) auxquels ils sont confrontés en une journée.

Ils sélectionneront puis associeront ces éléments selon des modalités singulières, dans la forme de leur choix (installation, collages, etc.) Il n’est pas question ici de trouver une cohérence universelle à ces associations, mais plutôt d’encourager chacun à développer son propre récit.