Exposition AU REVOIR

AU REVOIR

29 avril-31 mai 2016

Grandes Galeries de l’ESADHaR

Aître Saint Maclou, Rouen.

L’exposition réunit des travaux d’artistes invités, étudiants, enseignants, autour de la question du « voir », à l’initiative du laboratoire de recherche du même nom, « VOIR », créé en 2015 par trois enseignantes de l’ESADHaR. On y réfléchi la question du visuel et des images, la diversité des propositions présentées dans l’exposition témoignant à la fois des axes de recherche menées par Colette Hyvrard (l’archive photographique, l’anthropologie des images), Stéphanie Solinas (la perception des images, entre science et croyance) et Tania Vladova (le banquet comme lieu actif du savoir), et de la richesse de ce champ dans la création actuelle.

Un dispositif accueille les visiteurs dans la grande salle : restitution scénographique, visuelle et performée du « Banquet de Platon », à partir des différentes représentations de ce thème dans l’histoire de l’art.

Romain Blois, Pierre Clinchard, Aurore Levasseur, Elliott Gallopin, Raphaël Lecoq, Robin Parcellier, Gaëtan Verdier, étudiants à l’ESADHaR questionnent le reenactment (fait de rejouer une performance avec d’autres acteurs) et la performance aujourd’hui en tant qu’outils possibles de transmission de connaissances et moyens d’action artistique et sociale. L’universitaire et artiste Sophie Delpeux le soir du vernissage, ainsi que d’autres intervenants potentiels visiteurs de l’exposition, sont invités à s’installer au sein de ce dispositif afin de s’essayer au dialogue, à ces formes spécifiques d’échanges et autres stratégies discursives.

Sophie Delpeux présente également dans l’exposition une pièce vidéo inédite élaborée en écho à la performance Valie Export Tapp und Tastkino (1968). Avec Fielnote pour Nicephora, Alinka Echeverria, artiste anglo-mexicaine, lauréate 2015 de la résidence BMW au Musée Nicephore Niepce, développe un projet photo qui examine les liens historiques entre la photo et la céramique. Elle utilise le symbole du vase pour interroger les mythologies qui ont formé le regard masculin sur l’histoire. La pièce de Jeff Guess, artiste américain vivant à Paris, témoigne de sa pratique traversée par une réflexion sur les processus à l’oeuvre dans la fabrication des images techniques et les manières dont celles-ci tissent continuellement des liens avec le langage. Installée par Jean-Paul Berrenger, une photographie issue d’images de l’école des Beaux-Arts de Rouen récupérées après le déménagement est collée sur la porte d’une salle de stockage aujourd’hui vidée, rappelant l’ancienne destination du lieu.

Par sa pièce vidéo, Camille Fontaine donne à voir l’inéluctabilité du déclin de la vie et de l’image. Une édition de Milène Mahérault présente un prélèvement d’images effectué dans diverses publications médicales illustrées. Myriam Chaïeb-Neri réalise des portraits vidéo de personnes confrontées au souvenir de leur pays d’origine. Eva Couble et Margaux Morin invitent le spectateur à manipuler des écrans de tissus, Marine Eggimann montre des sténopés réalisés avec des chaussures et les petites photos qui en résultent, Hélène Souillard joue avec le passe-vue d’une visionneuse de diapositive comme d’une machine à trancher le jambon. Aux sténopés déjà évoqués s’ajoutent les cyanotypes de Xiao-gang Huang sur lesquels se sont déposés les empreintes des végétaux trouvés dans le quartier de la Grand’Mare autour de l’école. Ce quartier est également au centre du travail de Colette Hyvrard sous la forme d’un projet de site de partage d’images proposé en libre accès aux habitants du quartier de la Grand’Mare et des Hauts de Rouen, construit avec des enseignants et étudiants à partir de l’année scolaire 2016 /2017. Il s’agit d’élaborer une image du quartier vivante, multiple et évolutive, selon les photographies réalisées et déposées sur le site par les habitants eux-mêmes. Stéphanie Solinas présente un extrait de son travail Le Pourquoi Pas interrogeant la possibilité des mondes invisibles, leur accès par la représentation.

Suite à l’installation de l’ESADHaR en 2014 dans le quartier de la Grand’Mare sur les Hauts de Rouen, AU REVOIR est la dernière exposition de l’école dans les salles d’expositions de l’aitre Saint Maclou, son ancien site.

AU REVOIR.

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