ALZÉDA BEDEL

Hybridation des formes et des supports, profusion, détournements, expérimentations et détériorations sont des mots qui portent la pratique d’Alzéda.

Durant sa formation, la majeure partie de son travail était tourné vers les musiques de la subculture avec notamment la production de merchs (t-shirt, flyers, tote-bags etc...) et la création d’identité graphique de pochettes d’albums de sa conception à l’impression.  ­

Par ailleurs l’écriture d’un de ses mémoires (celui de DNAP) tourne autour de l’univers de la musique des années 70 et questionne le mouvement punk dans le graphisme. La musique est un univers dans lequel Alzéda a grandi et évolué.

Batteuse pendant de nombreuses années, et aujourd’hui v-jay lors de concert, l’univers  de la musique et du spectacle est un environnement dans lequel elle s’épanouie.  

Dans le cadre de son DNSEP, elle a écrit un mémoire traitant du pirate et du design graphique. Elle se ré-approprie de cette manière le pirate en évoquant l’idée de « figure » contemporaine de ce dernier. Les pirates des mers témoignaient d’un rejet total de la société, rejet qu’on retrouve aujourd’hui et qu’elle rapproche au mouvement punk. Cette opinion et cette volonté commune entre les punks et les pirates à vivre autrement et librement est développée dans ce mémoire. Cette manière de transgresser permet une alternative au monde.

L’évocation du pirate lui a permis de questionner et de comprendre les intuitions qui sous-tendent son travail. Que cela soit dans l’approche artistique (musique, mode, graphisme) ou la pensée, le mouvement punk est un mouvement qui l’habite et l’intéresse depuis quelques temps déjà. De plus, ayant un attrait pour des pratiques plutôt manuelles et d’apparences impulsives, son travail se rapproche de cet univers décomplexé.